Vie de la Fédération

Location : les raisons d’espérer…
location
La 19e Journée nationale de la Location a rassemblé 180 loueurs de matériel de TP du DLR. Au menu des débats, entre autres sujets : l’avenir à court et moyen terme de la profession dans la perspective d’une éventuelle tempête économique en 2012 et la question du soutien financier aux entreprises de la branche par les établissements prêteurs.

« Face à un avenir pour le moins incertain, je suis malgré tout optimiste pour le devenir de notre métier », lance Bernard Pointet, président du DLR, en ouverture de la 19ème journée de la Location organisée par la Fédération à Bercy-Village, le 30 novembre dernier.
À l'image du dernier trimestre, qui pourrait être le meilleur quatrième trimestre depuis 2007, 2011 a été une bonne année pour les loueurs de matériel de BTP (prévision CA 2011 3,5 Md€, +11% par rapport à 2010). Douze mois de « respiration » qui vont être nécessaires pour affronter un passage « en apnée » qui pourrait bien durer… mais pour lequel les loueurs ont de solides atouts.
« 2012 sera moins bonne que 2011, mais pas forcément une année de baisse malgré la récession », pronostique Nicolas Bouzou, économiste, dirigeant d'Astères. « Le choc sera moins brutal pour les loueurs qu'en 2008, où les stocks étaient élevés et où personne n'a rien vu venir. » Aujourd'hui, l'effet de surprise est passé, les loueurs ont retrouvé un niveau de chiffre d'affaires proche de celui de 2007 et les stocks sont épurés. « Il ne devrait pas y avoir de décrochage de -13% comme en 2009, plutôt -3% à -5%, puis une croissance lente pour les trois, quatre ans à venir. »
Autre sujet, vital pour une profession qui en est très consommatrice pour le renouvellement des parcs : le crédit bancaire dont la raréfaction pourrait devenir l’angoisse prépondérante pour les entreprises, grandes ou petites.
Certains intervenants ont mis en avant l'option crédit-bail avec placement, pour amadouer les banques. D'autres, comme Gérard Deprez, président de Loxam et de l'ERA, ont prôné le changement de modèle de gestion et l'apport d'argent en fonds propres. « Il y a urgence à avoir du "cash flow". Le pilotage de nos entreprises ne se fera plus par le chiffre d’affaires et les résultats, mais sur le fonds de roulement et la trésorerie », a-t-il prédit.
Enfin, concernant les récentes dispositions mises en place par le gouvernement dans le cadre de la réduction de la dette d’État (augmentation de la TVA à taux réduit, réaménagement du PTZ +, réajustement du « Scellier » pour le soutien à l'investissement locatif…), si elles sont autant de mesures d’aides qui vont être fortement revues à la baisse dans le bâtiment, à l’inverse, elles dopent le marché en cette fin d’année. Pour Bertrand Carret, président de la commission Location au DLR, « chacun veut profiter de ces dispositifs avant qu’ils ne soient révisés ou, pire, annulés. Une tendance qui porte actuellement le marché. L’exercice 2011 s’achève ainsi en trombe, grâce à des « Scelliers » qui se signent à la pelle".

La maîtrise du poste client : « rigueur et prudence ! »
poste client
Enjeu majeur pour les fournisseurs de biens d’équipements ou de services en particulier : la gestion du « risque client ». Pour en débattre, deux sessions de formation ont été organisées en novembre et décembre par le DLR avec la contribution active du CODINF. Le « risque client » que l’on peut traduire comme l’exposition à une créance impayée quand elle n'a pas été réglée à la date initialement convenue, est aujourd’hui la première cause de défaillance des entreprises en France. Près d’un dépôt de bilan sur quatre est dû à un impayé. Or l’impayé ne doit pas être une fatalité. Pour y faire face et informer les professionnels du secteur de la location et de la distribution sur le sujet, deux sessions de formation viennent d’être organisées par le DLR avec la participation de Bruno Blanchet du CODINF, groupement associatif au service de la maîtrise du risque client par filières professionnelles (notre encadré en annexe).
En matière de délais de paiement, que dit la loi LME ? Le texte prévoit un calendrier étalé jusqu’en 2012, « sauf que l’échéancier n’est pas toujours respecté comme les fournisseurs le souhaiteraient », prévient Bruno Blanchet.
Raison pour laquelle il est indispensable que la gestion du crédit client soit exercée en interne de façon déterminée. Ceci aussi bien dans ses aspects préventifs, notamment en matière de conditions de ventes de biens d’équipements, voire de services s’agissant de location, que curatifs.
« Il faut être conscient que lorsque un distributeur ou un loueur, se trouve face à un impayé d’un montant de X euros, afin de compenser l’effet négatif de cette valeur dans sa trésorerie, celui-ci devra réaliser un chiffre d’affaires supplémentaire trente à trente-cinq fois plus élevé pour lui permettre de dégager une marge nette égale au montant de la facture impayée initialement. Ceci compte tenu du taux de marge nette qui avoisine en moyenne les 3% dans ces deux métiers » (une marge de X nécessite un CA de X/3%).
Il est donc indispensable que le fournisseur, qu’il soit distributeur ou loueur, ait les moyens de connaître la solidité financière de son client en terme de solvabilité, sachant que plus de 30% des clients des adhérents du DLR paient en retard. Une situation qui devrait encore s’amplifier en 2012 au regard de la crise économique qui tend à perdurer. Dans la catégorie des mauvais élèves : les collectivités locales qui représentent 93% de la clientèle des adhérents du DLR et qui devraient normalement payer leurs factures à 30 jours fin de mois, alors que la grande majorité d’entre elles les acquittent plutôt entre 30 et 90 jours ; l’État et les Grands Comptes, autrement dit les majors du BTP dont le poids économique leur permet de faire pression sur leurs fournisseurs, notamment à l’occasion de la signature de contrats de référencement tels qu’ils se pratiquent de plus en plus couramment dans le secteur de la location.
C’est ainsi qu’un fichier « mauvais payeurs » établi par le CODINF, signale aux entreprises adhérentes les sociétés susceptibles de ne pas pouvoir tenir leur engagement contractuel. Ce fichier est consultable de façon anonyme.
Autre prévention envisagée, mais plus hasardeuse : exiger la mise en place d’un dépôt de garantie bancaire avant la vente d’un matériel. Pour le fournisseur, le risque est toutefois de voir le client s’offusquer d’une telle demande et ainsi de perdre l’affaire au profit d’un autre fournisseur moins regardant.
Il existe également une disposition, relativement récente, propice au respect des engagements mutuels pris lors d’une relation commerciale entre une entreprise et un loueur en particulier. Il s’agit d’une commission de médiation dont la mission est d’aplanir « à l’amiable » les éventuels contentieux. Un processus de conciliation qui a donné lieu à la création d’une charte de « bonne conduite ».
Depuis sa mise en place, en mars 2010, plus de 200 groupes nationaux (dont près d’une vingtaine de clients majeurs du BTP) s’y réfèrent.


Parmi les prestataires de base de données de solvabilité, l’originalité première du positionnement de CODINF réside dans son approche sectorielle.
Depuis l’origine, CODINF exerce sa mission de protection de ses adhérents contre les impayés dans un esprit de groupement associatif. Créé sous l’impulsion de plusieurs syndicats professionnels en 1984, le CODEBAT regroupe aujourd’hui des entreprises opérant sur la filière du BTP. Du fait de l’étendue des marchés couverts, le CODEBAT est organisé en sections : Entreprises générales de BTP, Loueurs /distributeurs de matériel de BTP, Piscines, espaces verts, équipements sportifs, Revêtements muraux et de sols, Chauffage/ Sanitaire, Quincaillerie, bricolage.



Dans le cadre de la loi de modernisation de l'État, les délais de paiement accordés aux entreprises avaient été réduits. Pour le bâtiment, le calendrier avait été aménagé selon un accord dérogatoire signé par 61 organisations professionnelles du secteur (FFB, Capeb, FNTP…), accord qui ne s’applique pas aux métiers du DLR.
Pour rappel, en 2012, toutes les entreprises devront se conformer au délai de 45 jours maximum fin de mois ou 60 jours date d'émission de facture pour payer.



Examen de passage réussi pour les Conditions Générales de la Location version « Manutention »
CGLM
Introduit en 1998 par le DLR, le texte relatif aux Conditions Générales de la Location d’appareils de manutention n’était vraiment plus adapté aux évolutions du marché. Une bonne raison pour la Fédération de décider de sa refonte dans la quasi-totalité de ses articles. C’est aujourd’hui chose faite !

Afin de remettre à jour l'ancien texte des Conditions Générales de Location d’appareils de manutention du DLR devenu obsolète, un groupe de travail s'est réuni cet été pour plancher sur une nouvelle rédaction.
Les experts juristes, technico-commerciaux et chefs d'entreprise qui ont travaillé sur le sujet jusqu'à la fin de cet automne, viennent de livrer la version définitive (réf : CG08) de leur travail, une version modernisée et adaptée à la manutention telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par les professionnels.
« L’ensemble des 16 articles que comporte le document, de la définition du matériel loué jusqu’aux conditions dans lesquelles l’appareil doit être restitué à l’expiration du contrat de location, a été en effet revu et corrigé selon les besoins et les réalités des pratiques du marché actuel. Aujourd’hui, le DLR est en mesure de proposer à la profession une nouvelle mouture de ces Conditions Générales de la Location d’appareils de manutention », explique Hervé Rebollo qui a managé le processus de remise à jour.
Par ailleurs, et comme précisé par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), sollicitée par le DLR concernant le cadre légal dans lequel se positionnent les Conditions Générales de Vente (CGV) et les Conditions Générales d’Achat (CGA), il est entendu que le texte confirme bien que les CGV s’entendent comme le seul point de départ de la négociation commerciale. En tant qu’instance consultative, la Commission d’Examen des Pratiques Commerciales (CEPC) qui veille à l’équilibre des relations entre producteurs, fournisseurs et revendeurs au regard de la législation en vigueur, insiste bien que « refuser de partir des CGV du fournisseur pour entamer la négociation pourrait également constituer une pratique abusive au regard de l’article L442-6 I.4, s’il en découlait une rupture brutale de relations établies entre les deux parties. »
Le grand intérêt de cette lettre explicative adressée à la Fédération, est qu’elle émane d’une autorité administrative incontestable, la DGCCRF, et qu’elle constitue à ce titre un document de référence particulièrement probant auquel pourront se référer les intéressés. C’est un outil dont peuvent se servir les entreprises pour rééquilibrer leurs relations commerciales avec leurs clients lorsque ceux-ci n’argumentent qu’autour de leurs seules CGA.

Retrouvez les nouveaux adhérents sur le guide Web DLR
guidedlr • DISTRIMO
• GROUPE BERTO (membre associé)

DISTRIMO
Dirigeant : Bernard-Éric SCALABRE
Activité : Location BTP
Ville : CLEON (76)
http://www.guidedlr.fr/GuideDetails.aspx?entr_id=6485&lid=4

GROUPE BERTO (membre associé)
Dirigeant : Pierre-Yves BERTO
Activité : Location de camions avec conducteur
Ville : AVIGNON (84)
http://www.guidedlr.fr/GuideDetails.aspx?entr_id=6175&lid=4

Economie de la Profession

La campagne des ratios 2010
ratio 12
La campagne des ratios DLR qui mesure les tendances économiques et financières des secteurs Location, Distribution et Manutention en analysant des indicateurs spécifiquement construits pour ces activités est dorénavant disponible. 106 entreprises ont participé à l’étude de NEO Engineering, dont 48 entreprises de location, 39 de distribution et 19 de manutention.

La reprise de la croissance du chiffre d’affaires caractérise l’année 2010. La chute du chiffre d’affaires en 2009 a été brutale mais la reproduction du scénario en 2010 est évitée. Mieux, la campagne des ratios montre à certains endroits que la crise aura assaini les structures de bilan par un désengagement financier découlant de cessions d’actifs ou de remboursements d’emprunts.
Il reste du phénomène de 2009 un changement apparent des pratiques, entraînant une porosité accrue entre les métiers de la Distribution et de la Manutention. Les ventes de matériel neuf restent difficiles à réaliser ; on vend du matériel d’occasion, des pièces détachées, on répare davantage du matériel appartenant au client. Cette nouvelle configuration de la valeur apportée au marché semble moins valorisante que de vendre du matériel neuf. Pour autant, il serait incorrect de n’y voir qu’une activité de substitution car, dans l’ensemble, elle a permis de préserver les ratios de rentabilité.
Dans la Location, le bilan est plus mitigé, en raison de la baisse de la rentabilité économique, et, par voie de conséquence, de la rentabilité nette dans les grandes entreprises. En effet, on observe globalement une hausse des charges d’exploitation. Les cessions de matériel en parc ont entrainé des plus values qui représentent la totalité du résultat net comptable. Un tel scénario a permis de préserver a minima la rentabilité nette et d’assainir le bilan, mais on peut s’interroger sur les effets à long terme d’un désengagement du matériel en parc, rendu nécessaire, certes, par la crise mais aussi par une politique d’investissement sans doute trop audacieuse jusqu’en 2008.
En regardant de plus près les marges nettes et les structures de bilan, on peut néanmoins avancer que les métiers ont passé ce cap difficile sans trop de dégâts : les fonds propres restent au-dessus du cap des 30% du bilan, même après affectation des résultats négatifs de 2009.
Les entreprises qui ont connu ou connaissent aujourd’hui de grandes difficultés à maintenir leur activité ou leur existence trouveront ce constat un peu élogieux.
Il est donc important de tempérer l’analyse des ratios en examinant les dispersions autour de la moyenne, c’est-à-dire comment, individuellement, les entreprises se placent par rapport à cette moyenne.
Cet examen montre une disparité importante de l’échantillon (autour de la moyenne), signifiant que de bons résultats en cachent en fait de bien moins bons. On peut observer qu’environ la moitié des entreprises dans la Distribution et la Manutention a quand même connu une baisse de chiffre d’affaires en 2010, soit de 44% pour la Distribution et de 58% pour la Manutention. Et une part non négligeable des entreprises subit encore une perte nette.
Ceci peut augurer d’un changement structurel du secteur qui se manifeste potentiellement par des cessations d’activité, des fusions ou absorptions d’entreprises. Or, quand une entreprise cesse son activité ou change de nom, certains clients se perdent ou font autrement. Une des conséquences moins visibles de la crise de 2009 est donc à terme un risque de perte de valeur sur l’ensemble des métiers.
Dans la Location et la Distribution, on remarque des différences de résultats d’analyse des ratios selon que l’entreprise soit petite, moyenne ou grande. Par exemple, dans la Distribution, les petites entreprises ont une progression de chiffre d’affaires plus importante que les moyennes ou grandes, mais leurs ratios de rentabilité sont moins bons.
Dans l’ensemble, la campagne des ratios 2010 livre de meilleurs résultats. Sans entrer dans le détail s’agissant des questions relatives au « retour à la croissance », « prudence au niveau des investissements », « rentabilité économique et financière des entreprises », « stabilité des fonds propres » ou encore « endettement » consultables dans l’enquête de NEO Engineering, il ressort que les indicateurs sont encourageants pour des entreprises qui, dans l’ensemble, ont fait face au creux vertigineux de 2009 sans que leur profil économique et financier ne s’en trouve durablement endommagé. Néanmoins, un examen individuel des résultats devrait maintenir les métiers en alerte, d’une part pour affronter une hypothétique rechute de l’activité, et d’autre part pour rester attentif au changement structurel du secteur, en termes de composantes de l’activité et de nombre d’entreprises.

Une année 2011 en demi-teinte, des perspectives 2012 incertaines…
bernasconi
Le 6 décembre dernier, Patrick Bernasconi, président de la FNTP, a dressé un bilan de l’année écoulée tout en ébauchant quelques perspectives pour celle à venir. Explications.

« En résumé, 2011 est une année où la reprise, qui s’est dessinée au premier semestre, n’aura été ni suffisante, ni assez durable pour empêcher la poursuite de la fragilisation des entreprises ». Tels sont les premiers mots de l’allocution de Patrick Bernasconi, président de la Fédération Nationale des Travaux Publics, lors de l’habituelle présentation des résultats du secteur.
Si le début d’année avait été marqué par une reprise de l’investissement privé (industrie, logistique, bureaux), l’autonomie financière conservée des blocs communaux et l’effet mécanique de rattrapage des fortes intempéries de la fin 2010, l’embellie aura été de courte durée. Dès le milieu de l’année, sous l’effet de la crise financière, l’investissement s’est essoufflé. Sous la pression des marchés, les établissements bancaires se sont montrés plus sélectifs dans leurs offres de crédit et ont durci les conditions d’attribution. Les heures travaillées totales, sur l’ensemble de l’année, devraient enregistrer une légère hausse de 3%, par rapport à 2010 (qui était une année assez faible).
Toutefois, devant l’absence de visibilité sur l’activité future, les embauches ont été gelées et les départs, non remplacés. Aussi, sur les 9 premiers mois de l’année, ce sont 3 200 postes d’ouvriers permanents qui ont été supprimés.
Depuis le début de la crise, en 2008, le secteur aurait perdu 21 000 emplois. Quant au chiffre d’affaires du secteur des travaux publics, il devrait s’établir à 40,8 milliards d’euros en 2011 (39 Mds € en 2010). Et les perspectives pour 2012 ne sont pas encourageantes. En effet, les entreprises des travaux publics devraient réaliser un CA de 40,3 milliards d’euros, en baisse de 1%. Seuls les grands opérateurs soutiendront l’activité, avec le démarrage de projets d’envergure (lignes ferroviaires à grande vitesse, chantiers de transport en commun en site propre, poursuite de travaux dans les concessions autoroutières).
« En revanche, le comportement de l’Etat, tout comme celui du secteur privé, pénaliseront l’activité des douze prochains mois » assène Patrick Bernasconi.
Les crédits de développement et d’entretien des infrastructures routières par exemple, sont en baisse de 16% tandis que le budget de l’AFITF (Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France) est réduit de 11%, sans même tenir compte de possibles annulations de crédits futurs. Le secteur privé devrait connaître un repli de 4%. « La vraie question reste le comportement des collectivités locales, qui représentent 50% de notre activité », déclare le président de la FNTP.

Réponses DLR sur l'évolution des délais de paiement - automne 2011
codinf

Spécialiste de la maîtrise du risque client par secteur d’activité, CODINF tient dans cette Newsletter une rubrique consacrée à la santé financière des principaux segments de marché du DLR.

Réponses DLR sur l'évolution des délais de paiement - automne 2011 imprimer le pdf


CODINF www.codinf.fr

Nos métiers

« Millésime 2011 » pour le site www.argus-chariot.com
argus
Le site argus-chariot.com qui permet d’évaluer avec précision la cote officielle de valeur de reprise d’un chariot d’occasion en parc évolue. Une nouvelle version enrichie, apportant toutes les informations techniques, juridiques, fiscales dans le domaine des chariots industriels d'occasion vient de voir le jour.

Cinq ans après son lancement, le CISMA et le DLR ont décidé de réactualiser le site argus-chariot.com en y annexant de nouvelles fonctions.
L’accent a été mis sur la convivialité et la facilité d’utilisation pour rapidement obtenir une valorisation ou une cotation la plus juste d’un matériel en parc.
Les axes « règlementation » et « documentation professionnelle » ont été considérablement enrichis afin de mieux renseigner l’utilisateur. Le site intègre une évaluation des chariots de plus de 10 ans, non pas en terme de valeur financière, mais plutôt en terme d’aptitude propre à son utilisation en fonction de son état « physique ». Un espace « utilisateurs » a également été créé. Ces derniers vont pouvoir y stocker leurs cotations en créant leur propre compte. Un réel atout si l’on a à estimer plusieurs matériels similaires.
Ainsi, la nouvelle version d’argus-chariot.com permet une parfaite vision de la valeur du stock qui est en quelque sorte le capital richesse de l’entreprise.
Afin d’exprimer une valeur significative de la reprise ou de la future acquisition d’un chariot de manutention, ceci au plus près de l’estimation du marché, la base de données de argus-chariot.com est constamment remise à jour, travail des Cotateurs.
Pour les remercier de leur implication, le CISMA et le DLR leur offrent une journée qui leur est spécialement dédiée : la journée cotateur. Celle-ci est avant tout un lieu d’échange convivial où ils peuvent retrouver des informations techniques sur le site, les statistiques de fréquentation, la tendance du marché.
Cette année, la journée s’est tenue à Ferrières en Brie le 18 novembre 2011 et a accueilli 31 cotateurs. La journée s’est terminée par une visite des locaux de BT France.


À savoir…

Afin de superviser le bon fonctionnement de l’argus et la conformité aux règles du droit de la concurrence, il est institué entre le CISMA et le DLR un Comité de pilotage composé de permanents, de représentants des constructeurs et de leurs réseaux. En pratique, chaque année, chaque syndicat propose 4 à 6 membres. Le Comité de pilotage veille à ce que l’argus reflète la réalité du marché ; à la confidentialité des données individuelles ; à ce qu’il n’y ait jamais de pression, directe ou indirecte, tendant à imposer ou unifier les prix. Seule doit primer la libre initiative de chaque Cotateur, professionnel du chariot qui nourrit la base des données réelles de marché issues de son activité (en pratique il s’agit d’un concessionnaire, d’une agence ou d’un professionnel indépendant).
Vous êtes professionnel du chariot élévateur ? indépendant ou rattaché à un réseau ?
Vous pouvez devenir cotateur de la base argus-chariot.com. Vous permettrez ainsi d’enrichir la base des cotations et de renforcer encore sa crédibilité.

Pour plus d’information contactez Julie DUVAL au 01 49 89 32 41.

Promotion des métiers

Mickaël, Romain, Florian et les autres…
maintenance
Le premier est technicien, le second est mécanicien spécialisé, le troisième, également mécanicien…Mickaël, Romain, Florian sont les acteurs « vedettes » de trois courts métrages réalisés par l’ASDM et l’ONISEP, dans le cadre de sa nouvelle campagne de communication pour la promotion des métiers de maintenance de matériels.
Ces courts métrages, de quelques minutes chacun, présentés en avant-première au séminaire d’Obernai, sont désormais en ligne, cliquez ici
De manière simple, mais suffisamment explicite, ils mettent en lumière les critères qualitatifs requis pour exercer les différents métiers liés à la maintenance de matériels en général et dont les maîtres mots sont disponibilité, compétence, rapidité d’exécution, autonomie d’action, tels qu’ils ressortent dans les dialogues des films… Des affiches promotionnelles et des plaquettes explicatives destinées aux élèves intéressés, complètent le programme de communication élaboré par l’ASDM.
« Nous devons remercier les entreprises qui nous ont accueillis pour le tournage de ces trois petits films, ainsi que leurs trois acteurs », relève Céline Perraudin de l’ASDM.

Taxe d’apprentissage : appel général !
TA 2012
Parmi ses nombreuses missions, l’ASDM* est notamment habilitée à collecter la taxe d’apprentissage auprès des entreprises de commerce, location et réparation de matériels.
Pour la collecte 2012, le mot d’ordre est sans ambiguïté : « Professionnels assujettis, visez juste ! »

La taxe d'apprentissage offre la particularité d'être le seul impôt dont l’entreprise peut librement choisir l'affectation. En d'autres termes, le dirigeant peut décider des écoles qui bénéficieront des montants versés par son entreprise. « De ce fait, explique avec conviction Anne Répic-Lemarchand, présidente du pôle Formation de l’ASDM* et de la commission Emploi & Formation du DLR, pour la collecte 2012, nous insistons pour qu’une part de la taxe d’apprentissage versée par les professionnels aille en priorité à l’investissement productif de nos établissements scolaires et CFA, afin de maintenir la qualité de la formation de nos étudiants et de mieux les préparer à leur insertion professionnelle… tout en laissant des fonds disponibles et nécessaires au financement des actions de communication, de promotion et de valorisation de nos métiers (Bus Découverte, Olympiades de métiers…).
Nos besoins en techniciens sont tels qu’il serait en effet inconcevable qu’une partie de la taxe ne puisse offrir à nos futurs diplômés un environnement technique des plus performants, au risque de nous tirer une balle dans le pied ! » À bon entendeur…

*Association des Syndicats de la Distribution et de la Maintenance des matériels de travaux publics, de manutention, agricoles et de parcs et jardin regroupant DLR, FNAR, SEDIMA et SMJ.


Bus Découverte à la lettre
bus decouverte1
Faire vivre l’opération « Bus Découverte » tout au long de l’année scolaire, tel est le but des organisations professionnelles CISMA, DLR et SEIMAT à l’origine du projet, en lançant la première lettre électronique mensuelle (décembre 2011).

Annoncée en septembre dernier (notre Newsletter n°8, rubrique « Promotion des Métiers »), cette nouvelle lettre électronique est destinée à relayer les informations relatives au Bus Découverte auprès de ses partenaires de l’Éducation Nationale et de ses établissements de formation professionnelle, de la presse spécialisée et des entreprises de la profession…
À découvrir dans la lettre d’informations de décembre 2011 : les initiatives des établissements de formation professionnelle en régions, les informations des différents partenaires-associés (ASDM, ONISEP…) et les actions menées par le CISMA, le DLR et le SEIMAT à l’initiative du projet Bus Découverte, afin de donner envie aux jeunes de rejoindre les professions de la maintenance des matériels de travaux publics et de manutention.
Après le succès rencontré par l’édition 2010/2011, le CISMA, le DLR et le SEIMAT ont décidé de reconduire l’opération pour l’année scolaire 2011/2012. Bus Découverte reprend ainsi sa route du 26 septembre au mercredi 18 avril 2012, date à laquelle sera désigné le gagnant du concours qui se verra remettre un prix d’une valeur de 1000 euros à l’occasion d’une cérémonie officielle qui doit se dérouler dans le cadre du salon international INTERMAT organisé du 16 au 21 avril 2012 à Paris-Nord Villepinte.

42èmes Olympiades des Métiers : c’est parti !
olympiades des métiers 2012
Les Olympiades des Métiers ont pour vocation de faire concourir de jeunes professionnels âgés de 18 à 23 ans (apprentis, compagnons, élèves de lycées professionnels, salariés…) dans une cinquantaine de métiers différents. Les meilleurs d’entre eux auront à cœur de faire preuve de leurs compétences et de la qualité de leur formation, tout en faisant montre d’un esprit sportif afin de donner une vision attrayante de leur métier.

Compétition nationale - et internationale pour certaines disciplines -, les Olympiades des Métiers récompensent les meilleurs candidats dans une cinquantaine de métiers différents dont, nouveauté, les métiers de mécaniciens en maintenance de matériels de travaux publics, manutention, parcs et jardins qui rejoignent celui de mécanicien agricole. Une évolution qui s’inscrit dans une logique de meilleure compréhension de nos formations et des emplois proposés.
Le diplôme en maintenance des matériels (CAP ou Bac Pro) est commun aux quatre secteurs d’activité, ce qui justifie qu’une épreuve commune soit organisée au niveau régional, mais également national.
Qui peut concourir ? les lycéen(e)s, apprenti(e)s, compagnons, étudiant(e)s, salarié(e) de moins de 23 ans. Quel que soit leur parcours ou leur diplôme, ils seront jugés sur le travail réalisé lors des épreuves de maintenance des matériels.
Formidable tremplin professionnel pour les participants, ces Olympiades sont également le moyen de faire découvrir aux plus jeunes et à leurs parents, des métiers à forte valeur ajoutée, particulièrement prisés par les entreprises.
Les sélections régionales vont se dérouler sur une journée entre janvier et mai 2012 dans les CFA et les lycées professionnels en région.
La finale nationale se tiendra à Clermont-Ferrand les 22, 23 et 24 novembre 2012.
C’est ainsi qu’il est recommandé aux entreprises qui, dans leur effectif, intègrent des jeunes stagiaires, apprentis, contrats de professionnalisation, salariés… ayant la capacité et l’ambition de monter sur la plus haute marche du podium de la maintenance des matériels, de les faire inscrire dès maintenant pour défendre les couleurs de la profession. Pour les y aider, le site Internet worldskills France donne toutes les informations nécessaires et la marche à suivre.

Social

Le DLR soutient ses adhérents dans leur nouvelle obligation sur la prévention de la pénibilité
penibilite
Pour aider les entreprises dans leur démarche sur la prévention de la pénibilité, le DLR et les partenaires sociaux de notre branche professionnelle ont décidé, en commission paritaire du 24 novembre 2011, d’ouvrir une négociation sur la pénibilité. Cette négociation s’inscrit dans le cadre de la loi du 9 novembre 2010 qui donne obligation aux entreprises d’au moins 50 salariés dont la moitié de l’effectif est soumise à un travail pénible (contraintes physiques, environnement physique agressif, certains rythmes de travail) de conclure un accord de prévention de la pénibilité ou d’élaborer un plan d’action sur le sujet.
Toute entreprise est donc amenée à faire son propre diagnostic et à examiner chaque poste de travail pour définir la proportion de salariés exposés à des facteurs de pénibilité. Le document unique d’évaluation des risques devra être complété en conséquence.
A la suite de ce diagnostic établi sous la responsabilité du chef d’entreprise et si plus de 50% de l’effectif est soumis à des facteurs de risque, un accord collectif – ou un plan d’action - devra prévoir les mesures de prévention qui permettront la réduction des risques.
La loi prévoit une pénalité financière - après mise en demeure infructueuse - pour les entreprises qui n’ont pas engagé cette démarche. Les dispositions entrent en vigueur au 1er janvier 2012. C’est dans ce contexte que l’observatoire des métiers et des qualifications est chargé de réaliser une étude pour la branche professionnelle dans son ensemble et avec sa diversité. Les résultats de l’étude poseront les éléments de notre négociation.

Nous adressons ce jour un courrier au ministre du travail pour l’informer de cette démarche, n’hésitez pas à le produire auprès des services du ministère du travail qui vous rappellent votre obligation de négocier.
Courrier du 11/12/2011 à M. Bernard MORIN - Direction des relations du travail et de l'emploi (Pdf, 0,04 Mo)

Autour de nous

Le Compagnonnage : « une tradition d’avenir ! »
compagnon devoir
« Le Compagnonnage : Une Grande Ecole pour les Hommes, Une Grande Ecole pour les Métiers », tel est l’objectif 2015 et le thème du colloque organisé par les Compagnons du Devoir dans le cadre du Salon de l’Education, le 24 novembre dernier. L’inscription, il y a tout juste un an, du réseau des Compagnons au patrimoine culturel immatériel de l’humanité reconnaît leur ingénierie pédagogique vivante et la place de la conservation et de la transmission des savoirs. Basé sur des valeurs d’engagement, d’action, de capacité d’innovation, le compagnonnage s’est dès l’origine opposé au système corporatiste pour bâtir un projet d’épanouissement par, dans et avec le métier, s’appuyant sur l’accompagnement et la formation entre un ancien et un jeune. Plus que jamais ouverts sur la mobilité, y compris à l’international, les Compagnons participent activement aux Olympiades des Métiers et pourraient prochainement rejoindre la Conférence des Grandes Ecoles.

Alain Bohrer élu à la présidence du CISMA
cisma news12
C’est le 8 décembre dernier, lors de l’AG du syndicat des constructeurs de matériel de BTP, de manutention et de sidérurgie que Pierre Marol (Astef Automation) a symboliquement passé le flambeau à son successeur, Alain Bohrer (Liebherr). L’occasion de rappeler l’action menée pendant son mandat par ce « président de la crise », promoteur de Cisma Services, structure dédiée à la formation des entreprises et du développement des partenariats tant avec la FIM, dont le Cisma est le principal syndicat, qu’avec le DLR et le Seimat. Actions saluées par le nouveau président qui s’est engagé à les poursuivre et a conclu en ces termes : « 2012 ne sera pas facile, mais aujourd’hui, plus que jamais, l’appartenance à un syndicat fort et représentatif est essentiel. » Alexandre Marchetta (Mecalac) succèdera à Alain Bohrer à la tête de la section BTP du Cisma.

Dîner-débat au lycée Alfred Kastler de Dourdan (91)
diner alfred kastler
Au programme de ce moment de convivialité auquel le proviseur et son équipe ont invité leurs partenaires le 8 décembre dernier, visite des plateaux techniques et présentation des projets de l’établissement : espace dédié à l’aiRe de l’èRe du Développement Durable (plateforme 2R2D), futur BTS agroéquipement, mais surtout Olympiades des métiers étaient à l’honneur. Stéphane Battais, chef de travaux du lycée, est en effet également Expert national pour le nouveau métier Maintenance des matériels. Il organise également, avec l’appui de la profession au travers de l’ASDM, les sélections régionales Ile de France qui devraient se dérouler en mai prochain sur le site prestigieux de la Bergerie Nationale, à Rambouillet.
Monsieur l’inspecteur de l’académie de l’Essone (IASDEN : inspecteur académique directeur des services départementaux de l’éducation nationale), Christian Wassenberg, a délivré un message aux employeurs présents : parler avec conviction de leurs métiers pour installer la motivation chez les jeunes, leur donner de la perspective, leur faire comprendre que ce qu’ils apprennent à l’école a du sens « dans la vraie vie ».

« Génération Y, intergénérationnel et apprentissage »
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La CCIP (Chambre de commerce et d’industrie de Paris) organisait, le 5 novembre dernier, les 5èmes Assises de l’apprentissage.
L’étude « Génération Y, apprentis sages ? » réalisée à cette occasion lève le voile sur la relation de la jeunesse avec l’entreprise en particulier et le monde professionnel en général.
La compétence et la personne sont pour eux plus importantes que le statut, ce qui bouleverse le principe de la hiérarchie. Leur approche des relations professionnelles est fondée sur le potentiel de contribution et la qualité humaine des collaborateurs. Leur maîtrise des technologies d’information crée de nouvelles façons de travailler, plus rapides et plus efficaces. Ils ont envie d’être utiles, de produire une richesse qui ait du sens, d’avoir une vie équilibrée permettant de s’engager à fond dans son travail mais également de se ressourcer dans sa vie personnelle.
Sur l’apprentissage, ces jeunes Y sont réellement positifs. Maturité, compétences, apaisement, expérience sont les valeurs qu’ils y attribuent. Ils restent lucides sur les voies d’amélioration : faire le lien entre l’entreprise et le CFA pour vérifier que les missions correspondent bien à la formation ; instaurer la relecture d’expérience systématique, à l’école, sur leurs pratiques en entreprise ; accorder un soin particulier à l’intégration dans l’entreprise.

Artisanat, l’espoir fait vivre !
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Malgré une conjoncture économique déprimée, les artisans des travaux publics et du paysage ne désarment pas en attendant une éventuelle reprise. Ils estiment néanmoins que la plupart des choix politiques avantagent surtout les grandes entreprises.

Les rencontres annuelles de la chambre nationale des artisans des travaux publics et du bâtiment (CNATP-UPA) se sont tenues à Rouen le 18 novembre. Au programme : quelques sujets d'inquiétude, mais également des espoirs de voir l'avenir économique s'éclaircir grâce à des marchés comme celui de l'accessibilité. « Avec le trou d'air de l'été 2011, les entreprises du secteur ont de nouveau subi un choc. Aujourd'hui, elles tiennent en attendant un début de reprise, au mieux, pour l'automne 2012. Ils estiment que les décisions des gouvernements successifs avantagent souvent les plus grandes entreprises, au détriment des PME », constate Gérard Bobier, président de la CNATP. Pour faire évoluer les choses vers plus d'équité, Laurent Fabius, invité d’honneur à la rencontre, fait une proposition : « Que chaque loi, avant d'être promulguée, passe un test qui permette de s'assurer qu'elle sera adaptée au contexte économique des PME et des artisans. Une initiative dont nous entendrons peut-être reparler à l'occasion des prochaines échéances électorales. »
Gérard Bobier s'est également indigné de l'attitude de certains assureurs crédit qui n'accompagneraient pas assez les entreprises. « Certaines sociétés d'assurance-crédit prennent des décisions arbitraires, non fondées. Et cela, c'est inacceptable », a-t-il tonné. Concernant les marchés en développement qui pourraient dégager un peu d'oxygène pour les entreprises, le président de la CNATP a soulevé la question de l'accessibilité. Un marché qui pourrait, à terme, représenter 10 à 15% du chiffre d'affaires d'une petite entreprise de travaux publics. Une convention sera bientôt signée entre l'organisation professionnelle et l'association des maires de France, afin de faciliter les relations entre les entreprises et les collectivités locales sur ces sujets.

Les paradoxes d’une activité en dents de scie
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La Fédération Française du Bâtiment (FFB) a présenté le 29 novembre ses prévisions trimestrielles d'activité pour le secteur. En cette période de grande incertitude et compte tenu des mesures de rigueur prises par le gouvernement afin de réduire la dette de l’Etat, la FFB table sur un retournement de la conjoncture, à savoir une baisse de 1,9% de l'activité en 2012.

C'est tout le paradoxe du secteur de la construction dont l'inertie fait qu'il enregistre les retournements de cycle toujours avec retard : l'année 2011 s'achèvera sur une note positive en terme d'activité. Il suffit pour cela de regarder les chiffres d'autorisations de construire et de mises en chantier que vient de publier le ministère : plus de 510 000 logements autorisés sur douze mois cumulés à fin octobre, soit +13,8% par rapport à un an plus tôt, et 396 000 mises en chantier, soit +18,5% sur un an. Pour cette année, la FFB anticipe donc une croissance globale du secteur de 1,2%, y compris dans l'amélioration-entretien (+1,3% contre +1% dans le neuf à prix constants).
Ce sera tout autre chose pour 2012. « Le bâtiment va entrer dans un profil baissier », s'inquiète la fédération qui prévoit un recul d'activité de 1,9% en volume l'an prochain (-2,2% pour le neuf et -1,7% pour la rénovation). Les mises en chantier tomberaient ainsi respectivement à 359 000 logements l'an prochain contre 391 000 cette année et à 21,8 millions de m² dans le non résidentiel contre 23,8 cette année. Mais avec un recul de l'activité, des prix dégradés et des augmentations de tarifs des fournisseurs annoncées pour janvier -« des hausses que nous serons incapables de répercuter dans nos prix »-, la FFB évalue à 35 000 le nombre de postes qui seront perdus l'an prochain, intérim compris.

A l'international

Journée des associations nationales de location
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Le 30 novembre dernier à Bruxelles, les représentants de 12 associations nationales, sur les 15 associations membres de l’ERA, se sont réunies afin d’aborder des sujets propres à ces organisations.

En dehors de l’aspect relationnel très important de cette journée, l’agenda comprenait essentiellement l’analyse par les participants d’un dossier consolidant la description par chaque association des principaux projets, chantiers en cours et réalisations de celle-ci. Ce dossier a pour vocation de permettre à une association qui réfléchit à un problème donné (règlementation/sécurité, conditions générales, formation, certification, …) de visualiser rapidement ce qui se fait ou est déjà réalisé dans les autres associations et ainsi de contacter directement telle ou telle association pour plus d’informations.
« Ce premier exercice, commencé dès la première réunion des associations en décembre 2010, nous a permis de constater que de nombre d’entre elles avaient des réalisations particulièrement réussies dans les domaines règlementaires aussi bien qu’opérationnels ou autres. Cela a conduit l’ERA à proposer aux associations de recenser et référencer les réalisations de chacune afin de les faire connaître à l’ensemble ainsi que leur disponibilité et leur coût éventuels. Les participants à la réunion se sont mis d’accord sur les modalités de réalisation de ce projet », explique Michel Petitjean, secrétaire général de l’ERA.
Autre sujet : Profitant de la présence de nombreux pays européens, le représentant de HAE au Royaume-Uni a fait une brève présentation sur son intervention en gestion d’assurance pour ses membres ainsi que sur son nouveau projet de formation via internet. Le représentant de Verhuurnet en Hollande a exposé le projet « Crimimail » de détection et son suivi des vols de matériels ainsi qu’un système sophistiqué de classement crédit pour la clientèle de location.
Les participants se sont séparés en souhaitant renouveler l’expérience chaque année et ont déjà arrêté la date du 28 novembre 2012 pour la prochaine réunion.

L’Italie toujours en crise
UNACEA
Une baisse de 26% des ventes en septembre cette année (comparé à la même période de 9 mois en 2010) a conduit l’UNACEA (l'association des entreprises italiennes de machines et équipements pour la construction) à déclarer que le marché des engins de chantier est toujours en crise.
Les ventes dans le pays sont de 7173 machines, dans ce que l’UNACEA nomme le secteur du terrassement, alors qu’elles étaient de 9718 en 2010. Les excavatrices sur pneus, bouteurs, certaines chargeuses et pelles ont essuyé les plus grosses pertes avec un recul d’une année sur l’autre de 40%. Le secteur des travaux publics (routes notamment) souffre aussi avec une chute des ventes de machines de 47%. Les ventes de compacteurs sont passées de 271 unités dans les 9 premiers mois de 2010 à 149 fin septembre 2011.
Peut-être faudrait-il considérer cependant que ces baisses dramatiques sont le reflet (au moins en partie) de l'effet de « pic artificiel » atteint par les chiffres de l'année dernière en lien direct avec l'impact de la loi « Tremonti 2 » ? Cette loi avait été conçue pour favoriser l'investissement : une réduction de 50% des taxes payables était accordée pour l’acquisition de nouveaux matériels. La loi étant applicable jusqu’à fin juin 2010, l’augmentation temporaire des ventes fut suffisamment importante pour biaiser les chiffres dans leur globalité et pour les rendre encore plus mauvais qu’ils ne le sont réellement en 2011 (mais assurément, ils restent de toute façon très mauvais).
C’est pourquoi, en raison de ces mauvaises nouvelles continues, l’UNACEA a lancé un appel pour que les politiques économiques de développement actuellement discutées par le gouvernement incorporent des schémas de relance de l’industrie. En particulier, elle a réclamé un schéma national d'enregistrement des usines et l'attribution de facilités aux sociétés qui ont investi.

Consultez plus de détails sur le marché des excavatrices hydrauliques dans le dernier rapport de Off Highway Research.
D’après et avec l’aimable autorisation de Off-Highway

Salons

INTERMAT dans les starting-bloks
intermat
À moins de quatre mois de son ouverture, INTERMAT 2012 a d’ores et déjà fait le plein grâce à une très bonne participation des industriels de la filière du BTP. Ce qui laisse présager d’une édition propice aux affaires. INTERMAT, un salon qui ne connaît pas la crise…

INTERMAT, salon international de matériels et techniques pour les industries de la construction et des matériaux qui se déroulera du 16 au 21 avril 2012 à Paris-Nord Villepinte, sera l’événement majeur de l’année 2012 pour l’ensemble des acteurs mondiaux de la construction.
Pour les accueillir, INTERMAT met à leur disposition 375 000 m² d'exposition (dont 20 000 m² de zone de démonstrations en extérieur) occupés par quelque 1500 exposants, parmi lesquels 67% d'internationaux.
Au total, plus de 200 000 visiteurs sont attendus, dont près de 40% d’étrangers. Forcément, l’innovation sera mise à l’honneur avec les « Innovation Awards » qui, pour la première fois, rassembleront un jury européen d’utilisateurs et représentants d’entreprises de construction et de location.
Si les matériels de la filière BTP seront bien sûr à l’honneur pour un salon de cette nature, le secteur de la location européenne sera également bien représenté.
À ce titre, l’ERA, l’association européenne des loueurs de matériels, doit organiser plusieurs manifestations parmi lesquelles : une conférence le mardi 17 avril (de 15h30 à 17h00) qui rassemblera dirigeants d’entreprises de location européennes, constructeurs de matériels, entreprises de la construction, ainsi que la tenue de plusieurs tables rondes. Des visites d’agences de sociétés de location situées à proximité du Salon sont également prévues le mercredi 18 avril.

Pour + d’infos : www.intermat.fr

Lu dans la Presse

À la « Une » du magazine féminin en ligne Je.com Magazine (23/11/2011)
Presse
Elles sont 7, de formations, d’âges et de lieux différents. Elles ont choisi un secteur professionnel représenté par le DLR. Un secteur encore dominé par les hommes. Mais là, comme ailleurs, les mentalités changent perceptiblement. Ces sept femmes illustrent un phénomène particulièrement intéressant : les métiers de maintenance de matériels de travaux publics et de manutention ont longtemps souffert d’une image peu attractive et exclusivement masculine, alors qu’ils offrent un large éventail de débouchés professionnels, dans un univers où la valeur humaine est particulièrement appréciée. Ces 7 femmes : Jessica Olivier, 28 ans ; Malika Gueriani, 36 ans ; Nabila Ouadah, 34 ans ; Marie-Line Moison, 40 ans ; Laure Rouland, 38 ans ; Laure Vanbrussel, 25 ans ; Sonia Dubes, 46 ans… l’ont bien compris. Toutes occupent aujourd’hui des postes de dirigeantes, de responsables commerciales ou de techniciennes en maintenance dans plusieurs entreprises adhérentes du DLR, chez Barthélémy Manutention, Blanchard TP, Tilly Manutention, Mediac’up Atlantique, M Manutention, Barth Manutention, Normandie Manutention
...Article à lire impérativement sur le site Je.com magazine (« Ces femmes qui font un métier d’hommes » !)

Le Moniteur (12/12/2011) : La commission des Finances du Sénat a supprimé mercredi 7 décembre, le relèvement de 5,5 à 7% du nouveau taux réduit de TVA prévu dans le projet de loi de finances rectificative (collectif) pour 2011 de fin d'année, a-t-on appris de source parlementaire. L’Assemblée nationale aura pourtant le dernier mot...

Les Echos (12/12.2011) : Après la hausse qui a salué le sommet de vendredi, les marchés ont accusé le coup. Ils s'inquiètent des dégradations des agences après les avertissements de Moody's et de S&P. L'Euro Stoxx 50 a lâché plus de 3%. L'euro est proche de son plus bas de l'année...

France BTP (7/12/2011) : Selon une étude de l’association italienne pour la location et la distribution, Assodimi, le marché de la location en Italie devrait connaître une réduction de 5% de sa valeur totale en cette année 2011...

Equipment-Center.com/Le Moniteur (3/12/2011) : La 19e Journée de la Location a rassemblé 180 loueurs de matériel de TP du DLR autour de la question du soutien financier à la profession…