CERC Grand-Est : Optimisme et croissance en 2018
CERC GE
Dans le Bas-Rhin, l’activité de l’individuel à fin août 2018, sur 12 mois glissants, est mitigée. Les autorisations de logements pour ce segment sont en retrait de 9% tandis que les mises en chantier sont en hausse de 6%. Près de 2 700 logements ont été commencés. Par rapport à la moyenne des 10 dernières années, l’activité actuelle est supérieure de 400 logements.

Dans le Haut-Rhin, les autorisations de logements individuels augmentent de 11% à fin août 2018 alors que les mises en chantier se stabilisent. Plus de 1 800 logements ont été mis en chantier, soit 100 logements de plus que la moyenne des10 dernières années.

Dans le collectif, les logements dans le Haut-Rhin connaissent une belle progression, tant au niveau des autorisations (+43%) que des mises en chantier (+41%). Plus de 2 000 logements ont été commencés soit 400 logements de plus que la moyenne des 10 dernières années.

Par rapport à la moyenne des 10 dernières années, les surfaces sont supérieures de 23 600m² dans le Haut-Rhin et de 14 000m² dans le Bas-Rhin.

L’optimisme est également de rigueur s’agissant des indicateurs trimestriels du climat des affaires produits par la Banque de France en ce qui concerne le secteur de la Construction dans le Grand-Est de l’hexagone.

Pour le bâtiment, l’amélioration continue des carnets de commandes, la vigueur confirmée de la demande, la hausse globale des autorisations de logements et des locaux non résidentiels et enfin la progression tendancielle des prix des devis, permet aux chefs d’entreprise du secteur d’envisager 2018 avec un relatif optimisme et d’annoncer ainsi un taux de croissance attendu de près de 2% en moyenne.

Après une année de forte augmentation, les travaux publics se projettent sur un rythme de croissance assagi à 1,6%, mais rendu possible par le maintien de données conjoncturelles favorables. Dans ce contexte porteur, les effectifs devraient encore se renforcer en 2018 de 1,6% et ce sur l’ensemble des secteurs de la construction. En dépit de l’inadéquation de l’offre de main d’œuvre, cette progression concernerait des recrutements stables, puisque parallèlement les chefs d’entreprise ont l’intention de réduire leur volant d’intérimaires.

Pour répondre à la vigueur de la demande dans le Grand-Est de la France, les dirigeants pourraient privilégier, dans un premier temps, la location de matériels dans l’attente de la confirmation de la reprise au sein de leur entreprise.