Evolution de la conjoncture - Baromètre conjoncturel T3-2021

barometre DLR petit 2017 Edito de Nicolas BOUZOU / ASTERES

Garder le cap sur la croissance en surmontant les difficultés d’approvisionnements Ne boudons pas notre plaisir : les résultats sont plutôt bons au troisième trimestre 2021. Deux des trois métiers sont en croissance : près de 11% pour la distribution et près de 4% pour la location. Pour sa part, l’activité de la manutention stagne. Ces chiffres soulignent la capacité du secteur à repartir sous de bons auspices. Les résultats par rapport au deuxième trimestre 2021 sont encore meilleurs : la distribution prend plus de 24 points, la location près de 5 et la manutention près de 3. Ces scores sont en ligne avec la conjoncture : la production industrielle, agricole et le commerce sont bien repartis. Et pourtant, en économie les bonnes nouvelles ne durent jamais longtemps : les difficultés d’approvisionnement gâchent la fête.

Les tensions sur les approvisionnements provoquent un risque de ralentissement de l’activité. L’ensemble de l’économie est sous pression, si bien que selon un sondage effectué par la Banque centrale européenne, plus de 30% des entreprises du Vieux Continent s’attendent à ce que les contraintes d’approvisionnement durent encore un an ou plus. Certaines appuient sur le goulot d’étranglement en essayant de constituer des stocks à tous prix. C’est ce que les économistes appellent un « dilemme du prisonnier ». Sur le plan collectif, les chefs d’entreprises auraient tout intérêt à se montrer coopératifs et à laisser à l’offre le temps de s’adapter à la demande. Toutefois, sur le plan individuel, chacun à intérêt à tirer la couverture à soi, avec à la clé le risque d’aggraver les problèmes pour tous. De tels phénomènes pourraient coûter un demi point de croissance à l’économie mondiale selon la banque Barclays.

Du côté de DLR, les entreprises ne dérogent pas à la règle et craignent un ralentissement de l’activité à cause de l’extension des délais de livraison. De telles craintes se vérifient dans les anticipations d’activité pour le quatrième trimestre, moins bonnes qu’au trimestre dernier surtout pour les distributeurs et les spécialistes de la manutention. Leur modèle d’affaires repose sur la promesse faite aux clients de profiter des machines les plus récentes. À l’inverse, dans la location, les entreprises peuvent fonctionner pendant un temps sur le parc existant.

Que faire alors ? Parier sur l’occasion le temps que les chaînes de valeur se rétablissent, sans surestimer les besoins. En attendant que les capacités mondiales de production s’alignent sur la demande, les entreprises n’ont pas d’autre choix que de miser sur la seconde main. En tout état de cause, elles ne doivent pas surestimer leurs besoins par craintes des pénuries : toute surproduction à long terme aboutirait à un effondrement des prix.


Chiffre d’affaires au T3-2021 - Variation annuelle

Distribution : +10,6 % 
Location : +3,6%
Manutention : +0,2%

PS : le baromètre complet est réservé aux membres du DLR