DU CÔTÉ DE NOS MEMBRES AFFILIÉS

Michel LICAUSI président de l'UFL (Manumag #6 - septembre 2020)
licausi
"Il y a eu après le confinement, un effet de rattrapage pour les entreprises de levage"
Depuis le début de l'année, Michel Licausi est président de l'Union Française du Levage. La fédération professionnelle, membre de DLR, poursuit ses travaux...
Comme pour beaucoup, les actions de l'Union Française du Levage ont été perturbées par la crise Covid-19. La fédération qui avait en effet prévu de tenir des réunions régionales, en région parisienne et dans le sud-ouest notamment, afin de présenter ses actions aux entreprises de levage dans toute la France, a dû les reporter. Un rendez-vous est prévu d'ici la fin de l'année en région parisienne. Et bien sûr, la fédération sera présente et à l'écoute des levageurs sur son stand lors des JDL Expo.  "Il y a eu après le confinement, un effet de rattrapage pour les entreprises de levage", déclare Michel Licausi, président de I'UFL depuis le début de l'année, et qui succède à Alexandre Vernazza. L'activité a repris, il a fallu terminer les projets en cours. La rentrée devrait aussi se maintenir mais les entreprises n'ont pas beaucoup de visibilité pour la fïn de l'année et 2021. Hormis la région parisienne, où les grands travaux du Grand Paris Express et des JO soutiennent l'activité, l'évolution est plus complexe dans les autres régions. Ce manque de visibilité est actuellement l'une des difficultés auxquelles font face les levageurs. Ils doivent aussi faire face à une gestion plus complexe de leurs chantiers, en raison de la crise sanitaire qui peut bloquer un chantier et donc nos grues et grutiers."

Travaux
Le président souhaite axer les actions de la fédération autour de plusieurs sujets. Tout d'abord, sortir les grues mobiles jusqu'à 4 essieux de la catégorie des transports exceptionnels. Un combat de longue date, mais qui revient sur le devant de la scène avec une nouvelle approche : le respect de 12 tonnes à l'essieu sur ces mêmes grues mobiles. "Mais pour cela, il faut aussi facturer le transport des contrepoids à nos clients. Il est possible de rouler en conformité si une partie des contrepoids sont transportés séparément, souligne Michel Licausi. La profession est majoritairement prête à s'engager. Cela nous donnera aussi du poids dans nos discussions avec le ministère pour faire sortir les grues mobiles de la catégorie du transport exceptionnel. Cela pourrait concerner les 3/4 du parc des grues mobiles en France."  Mais les discussions s'avèrent complexes, d'autant plus que les questions des charges sur les ouvrages d'art sont devenues des points sensibles... Autre sujet majeur pour I'UFL : faire appliquer les conditions de location établies par l'UFL lors des relations commerciales, notamment avec les majors du BTP :
"il y a eu une prise de conscience, les levageurs devaient se référer à nos conditions générales de location et pour les chantiers plus complexes, à nos contrats de manutention/levage... et non plus accepter des contrats, parfois de plusieurs dizaines de pages, de certains de nos clients."

MANUMAG N° 6 - septembre 2020
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