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ACIM : L’industrie circulaire, c’est maintenant !
INEC-OPEO
Sur la base d’une étude combinant interviews et enquêtes auprès de plus de 60 industriels de toutes tailles et de tous secteurs, l’Institut National de l’Economie Circulaire (INEC) et OPEO (cabinet spécialisé en mutation industrielle) ont travaillé conjointement à la définition des modèles de l’industrie circulaire et à l’identification de leviers pour en permettre la mise en œuvre et le passage à l’échelle.

L’objectif de cette étude, préfacée par Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, est d’accélérer l’engagement de l’industrie dans le pivot vers une industrie circulaire.

Inscrite dans un contexte de crise sanitaire et économique, l’étude réalisée présente plusieurs particularités. Premièrement, un travail de fond dans un cadre économique et institutionnel en recomposition : problématiques liées à la sécurisation des approvisionnements et la relocalisation des chaînes de valeur ont remis en lumière l’intérêt de l’économie circulaire et ses bénéfices. Selon Grégory Richa, associé au sein du cabinet OPEO, « la circularité est constitutive d’une plus grande résilience face aux chocs. Elle doit s’imposer comme boussole pour la ré-industrialisation. »

Deuxièmement, l’étude des auteurs s’appuie sur des retours d’expériences concrets et de terrain : pour ce faire, 18 industriels ont été interrogés et plus de 60 entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, ont répondu à un questionnaire. L’étude concentre donc un panel important d’acteurs économiques, représentatif de la diversité des secteurs industriels et des territoires régionaux.

Troisième particularité : l’étude adresse un scope large de la question industrielle. Les thématiques de l’industrie et l’économie circulaire ont déjà abordées, avec une focale mise sur le cœur d’usine. Cette étude va plus loin et traite de l’entièreté de la chaîne de valeur : amont et aval.
Enfin, elle ne s’adresse pas qu’aux industriels mais propose également des pistes d’action à destination des institutions et des territoires. « C’est une étude inédite, à la fois dans sa thématique et dans le travail de documentation et de compréhension des réalités diverses qui a été mené. C’est ce qui nous permet de formuler des recommandations très concrètes afin d’accélérer la transition de l’industrie vers la circularité » résume Emmanuelle Ledoux, Directrice générale de l’INEC.

Le document se scinde en trois parties :

« Comprendre » : L’année 2021 doit être celle du changement de trajectoire : l’industrie doit passer du linéaire au circulaire. Cette transition est nécessaire au regard des défis posés par la raréfaction des ressources à l’industrie mais également au regard des bénéfices qu’elle permet : maîtrise des coûts et des approvisionnements, réengagement des équipes, plus grande résistance face aux chocs, innovation…Des entreprises, pionnières, se sont positionnées sur des modèles économiques circulaires. Il s’agit alors de les renforcer et de les diffuser auprès du plus grand nombre, afin d’ériger la circularité comme la nouvelle norme.

«  Repenser » : Le pivot vers l’industrie circulaire passe par la réinvention des modèles économiques. Ceux-ci sont au nombre de 6 et répondent à deux impératifs : l’allongement de la durée de vie des matières et des produits et l’amélioration de l’empreinte environnementale. Ces nouveaux modèles économiques impliquent deux travaux. Premièrement, repenser le design des produits, en intégrant l’écoconception comme pierre angulaire de toute production industrielle. Deuxièmement, adapter les modèles industriels, pour que ces derniers participent à la création de flux circulaires et décarbonés.

« Accélérer » : Le pivot vers l’industrie circulaire ne pourra se faire qu’en transformant le cadre dans lequel s’inscrivent les activités industrielles. Sur la base des freins identifiés par les industriels, dont les niveaux de maturité diffèrent, trois types de leviers ont été identifiés. Il s’agit de l’adaptation du cadre réglementaire aux problématiques industrielles, du renforcement des soutiens économiques et financiers et de l’activation des outils de changement de comportement.

« L’industrie circulaire n’est pas l’industrie de « demain », nous n’en avons pas le temps, il faut la faire advenir aujourd’hui. Nous sommes tous à notre niveau des acteurs possibles de ce changement. Nous avons les modèles, place à la mise en œuvre ! J’espère que cette étude contribuera à cet élan, collectif, nécessaire et enthousiasmant », relate Grégory Richa, co-auteur de l’étude et associé chez OPEO.

Pour consulter l’étude :
https://bit.ly/2PJIWST

Pour + d’infos : https://institut-economie-circulaire.fr