ÉCONOMIE DE LA PROFESSION

« L’interruption du confinement profite aux activités de service »….Mais pas seulement !
BDF 2021
« Autorisation des déplacements interrégionaux ; Réouverture des commerces ; décision de mettre fin au couvre feu ; relance de la consommation… » Autant de motifs qui profitent à une reprise de l’activité dans nombre de secteurs comme le souligne la Banque de France dans son enquête de conjoncture de mai-juin 2021 réalisée auprès de 8 500 entreprises ou établissements, dont celles du BTP.

Dans le bâtiment, l’activité reste bien orientée : "Au total, nous estimons à – 4 % la perte de PIB sur le mois de mai par rapport au niveau d’avant crise, contre – 6 % en avril", note la BF. Les carnets de commandes restent bien garnis. Les chefs d’entreprise indiquent une nouvelle hausse des prix des devis et l’activité évoluerait peu en juin. Restent les difficultés d’approvisionnement : depuis le début de l’année, les chefs d’entreprises interrogés dans le cadre de l’enquête sont de plus en plus nombreux à évoquer spontanément la question : Sur ce thème, 44% des entreprises de l’industrie et 50% des dirigeants du bâtiment font état de difficultés d’approvisionnement ayant eu un impact négatif sur leur production. De son côté, la FFB a mis en garde contre la menace que constitue pour le secteur la pénurie des matériaux avec pour conséquence une hausse de leur prix.

Dans les Travaux Publics, nonobstant les problèmes d’approvisionnement de matières premières, l’activité du secteur se redresse sensiblement et les carnets de commandes sont bien remplis, ce que confirme la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) dans sa note de conjoncture d’avril 2021, et qui se réjouit en effet d'un printemps "dynamique". La filière a vu en effet ses chantiers augmenter de 2,9% en avril par rapport au mois précédent. Entre février et avril, le niveau d'activité a même progressé de 8,3% comparé au précédent trimestre. Si les travaux réalisés bondissent même de 23% entre janvier et fin avril 2021 par rapport à la même période un an plus tôt, la Fédération souligne toutefois que "l'analyse à un an d'intervalle n'a que peu de signification, l'activité ayant subi un coup d'arrêt entre mi-mars et fin avril 2020 avec le premier confinement". Quant à l'emploi, les indicateurs sont globalement dans le vert avec un volume d'heures travaillées en hausse de 23% entre janvier et fin avril et des effectifs permanents qui progressent de 2,5% depuis janvier, et même de 4,6% par rapport à 2019.