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Étude BTP Banque : Un bilan 2016 en demi-teinte pour les entreprises du BTP
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L’étude annuelle de BTP Banque qui analyse l’évolution du marché du BTP en s’appuyant sur un échantillon de près de 4 000 entreprises (Gros-Œuvre, Second-Œuvre, Travaux Publics), permet d’appréhender l’évolution de la situation financière réelle des sociétés du secteur au fil des années.

Cette année, le rapport 2017 qui porte sur les comptes d’exploitation et bilans 2016, montre un redressement significatif de la rentabilité des entreprises depuis les années noires de 2008. Cependant, les trésoreries restent extrêmement fragiles et le recours aux crédits de trésorerie demeure indispensable pour financer leur activité. La faute à qui ? Aux prix bas et à la hausse du coût des matériaux.

Baisse de la valeur ajoutée. La valeur ajoutée (VA) des entreprises du BTP, reflet de leur santé économique, poursuit sa baisse en 2016. Dans le Gros-Œuvre, où le ratio VA/CA est le plus important (37,9% en 2015, 37,6% en 2016), les difficultés s’expliquent notamment par l’augmentation du prix des matières premières et par une activité sous tension dans certaines régions qui favorise une concurrence vive entre les entreprises.

Stabilité sur le coût de la main-d’œuvre : Compte-tenu de la baisse de la valeur ajoutée, le coût de la main-d’œuvre par rapport à la VA augmente (bien que ses montants restent stables). En effet, les charges de personnel représentent désormais presque 88% de la valeur ajoutée pour les activités du Gros-Œuvre et du Second-Œuvre, et 82% pour les Travaux Publics.

Redressement de la rentabilité : Fin 2016, la rentabilité des entreprises du BTP (résultat net/chiffre d’affaires) n’a toujours pas retrouvé son niveau de 2008 (situé alors entre 2,5% pour les Travaux Publics et 3,1% du chiffre d’affaires pour le Gros-Œuvre), mais le ratio augmente par rapport à 2015 et s’inverse pour atteindre respectivement, en 2016, 1,6% pour le Gros-Œuvre et 2,3% pour les Travaux Publics.

Recul de la part des entreprises en perte en 2016 : Si depuis 2013, la part des entreprises en perte n’avait cessé de croître, elle recule enfin en 2016, tous secteurs confondus. Une rupture particulièrement significative dans le secteur des Travaux Publics dont la part représentait 17,4% en 2015, pour atteindre 12,9% en 2016.

Des difficultés de trésorerie toujours importantes : Les délais clients moyens restent toujours trop élevés avec des délais constatés de 83 jours dans le Gros-Œuvre, 89 jours dans le Second-Œuvre et 90 jours dans les Travaux Publics.

Pour Claude Lavisse, président du Directoire de BTP Banque : « L’étude 2017 de la performance des entreprises du BTP montre que l’amélioration de la rentabilité nette, même insuffisante pour permettre aux entreprises de faire face aux besoins nés de la reprise d’activité, est clairement au rendez-vous. Les perspectives de croissance se situent autour de 4% pour l’ensemble du secteur de la construction ».